02.06.2008
Rosé ;)
Cette année mes cadeaux d’anniversaire arrivent en décalé. Ce qui me procure la joie de découvrir chaque jour une surprise : du thé, un collier et une invitation à un cours d’oenologie.
C’est ainsi que je me suis retrouvée vendredi dernier, au milieu d’un lieu plein de charme : le cellier Saint Pierre. Face à la cathédrale de Troyes, cette vieille bâtisse cache des amateurs de vin, que j’ai pris plaisir à rencontrer !

Nous étions une dizaine, amateurs ou novices à venir découvrir un panel de six vin rosé (Epineuil - Cabernet d’Anjou - Côtes de Provence - Bandol - Rosé des Riceys et Champagne Rosé). Ma culture du rosé avoisinant le néant, j’étais toute ouïe aux anecdotes et au savoir d’Alexandre Krumascher qui présidait joyeuse cette session.
L’accent était mis sur les sens (dans un ordre précis : l’oeil, le nez puis la bouche) et sur les secrets de fabrication. A l’aide de nos perceptions et de nos crayons nous avons rapidement commencé à nous laissez porter par ce que nous évoquait tel ou tel vin.
L’enjeu de la session faire tomber les a priori sur ce vin longtemps perçu comme un vin de seconde catégorie, et nous expliquer l’évolution des procédés de vinifications du vin rosé. Après avoir eu du mal à jeter le fond de mon verre (surtout le Cabernet) j’ai plongé dans les récits de l’oenologue comme dans une histoire pour enfant. Je voyais la vigne, le cépage, le fût, les choix d’élaboration, l’impact de l’histoire sur les méthodes de vinification ...
J’en retiens que le vin rosé est aujourd’hui un vin de la patience puisque le vinificateur devra suivre l’évolution du potentiel de la vendange, faire le bon choix dans le fractionnement de son jus, pour savoir à quel moment son vin est “le rosé” qu’il le souhaite.
Ravie de ce cadeau atypique reçue par mon amie Nathalie, si vous êtes de Troyes ou de passage dans notre ville, je vous conseille d’aller faire un détour par :
le Cellier Saint Pierre (boutique et animation)
1 Place Saint Pierre
10 000 TROYES
Tél. : 03 25 80 59 25
08:00 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : troyes, aube, champagne, cellier saint pierre, vin, rosé, cabernet d'anjou
23.01.2008
Un peu de sport ? (partie II)
C'est donc le Karaté TOS de Troyes dirigé par Fabrice Vinot, qui m'a accueilli. Si simplement, je vous dis que pendant des années mon adage personnel c'était "le sport c'est comme la drogue ça ne passera pas par moi", je pense que vous avez vite en tête mon profil sportif.
Je voulais présenter ce club, parce que me faire rester c'était loin d'être un pari gagné.
Comme dans toute discipline, l'accroche avec l'enseignant est fondamentale. Fabrice a 5 dan a son actif, et enseigne le karaté wado ryu depuis 30 ans, mais ce n'est pas cela qui a retenu mon attention. Ses cours reposent sur une vraie pédagogie, qui s'adapte à tous les niveaux et à tous les tempéraments.
Cela se retrouve d'ailleurs fortement dans l'ambiance du club où les plus gradés encadrent les nouveaux. Du coup, si vous êtes tous perdus (comme moi) ou désireux de partager (comme moi aussi) c'est le bonheur.
Bon je ne vous cache pas qu'à l'heure actuelle, je ressemble plutôt à un bisounours sur un tatamis.
Fabrice - Tu as qui en face de toi ?
Célinette - Ben Sarah.
Fabrice - Non tu as un type horrible qui te veut du mal !
Célinette - Ah bon ?!!!
Moi qui voulait me maintenir en forme, je ne pouvais pas trouver mieux. Parce que l'échauffement au karaté c'est clairement pas pour les mauviettes. J'ai initialement opté pour la tactique de repli stratégique, en m'éloignant le plus possible de l'axe de vision de Fabrice (au fond à gauche me semblait cré cré bien). Sur ce Fabrice m'a très aimablement proposé de venir au milieu de la salle. Quand je vous dis qu'il est super sympa !
De plus je tiens à souligner le tempérament écologique de Fabrice (et vous savez l'importance que cela a pour moi) puisqu'il ne chauffe quasiment pas la salle. Si c'est pas beau tout ça :)
Bon remarquez après 5 minutes d'échauffement, on a plus froid c'est clair ;)
En dehors du karaté, du self défense et de l'aïkido, le club propose du body karaté (exécution de mouvements de karaté sur un rythme musical). Je me suis dit, je vais m'y inscrire ça doit être relax. Pour finalement m'apercevoir qu'en trois cours j'avais pris des bras et des abdos, grace au dynamisme et à l'entrain de Laurent.
Malgré une pratique un peu disparate (je suis souvent en déplacement) et des difficultés personnelles à reprendre le sport, je suis ravie d'être membre de ce club. J'ai rarement trouvé un anti-stress aussi efficace que celui-là. Et j'avoue que ce sport à une incidence directe sur la confiance que l'on peut avoir en soi.
Un jour, je sais que je pratiquerai le karaté avec dextérité et que je ferai au moins aussi peur qu'une tranche de jambon de chez Leader Price (si si j'vous jure).
Pour finir voici un bêtisier des arts martiaux que j'ai trouvé sur le net :)
Et voici une vidéo sur le Karaté d'Okinawa. C'est une pub pour un dvd, la présentation à l'américaine est un peu moisie mais les images valent le coup d'être vues !
20:40 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Karaté TOS de Troyes, Fabrice Vinot
22.01.2008
Un peu de sport ? (partie I)
A la rentrée de septembre, j'étais bien décidée à me prendre en main. J'ai maintenu mon inscription aux beaux-arts, et ... j'ai dû me rendre à l'évidence.
Mon dernier vrai cours de sport remontait à mon année de 5ème, dans ce typique stade proche de la porte Clignancourt, dans lequel des petits malins avaient rajouté un "i" sur la pancarte préventive des vestiaires mentionnant : "attention aux vols".
Les années s'étant écoulées, mes talents culinaires ayant augmentés ... Il fallait que je réagisse.
Ni une, ni deux, me voilà avec une amie entrain de visiter la salle de sport, d'une chaine nationale.
Nous fûmes prestement accueillies par Barbie en personne, qui nous fit visiter les lieux. Avec une prose commerciale toute choisie, elle nous a vanté les mérites de cette superbe activité qui est de transpirer sur une machine infernale, avec une tenue ridicule.
La simplicité du décor m'a beaucoup ému. Mettre de la moquette dans son hangar, fallait y penser.
Comme Barbie, voyait très bien que je n'étais que peu réceptive aux extraordinaires potentialités de ce site, elle a tenté de me convaincre par un autre aspect. Car oui, vous ne le savez pas mais une salle de sport est un facteur sociabilisant important :"nous organisons même des soirées entre membres" me dit-elle toute fière, en se tournant vers le tableau comprenant les photos souvenirs de la dernière soirée-membres.
Pas convaincue mais attentive, je regarde le dis tableau et lis :
"soirée tartiflette".
- Effectivement c'est une thématique importante pour un centre de remise en forme.
- Heu mais non, nous faisons aussi ce type de soirée.
Nouveau tableau, indiquant "les 40 ans du patron".
- Hein hein. Parce qu'il a souvent 40 ans le patron ou bien ....?
Je quittais donc cette salle fermement décidée à ne jamais y revenir.
De site, en site, de mail en mail, j'ai enfin reçu une réponse dynamique et sympathique d'un club. Il me proposait une semaine d'essai. J'étais ravie, un peu anxieuse mais ravie.
J'ai annoncé la couleur 20 sans sport, avec des coupures aussi brèves qu'atypiques (trapèze, école du cirque, sotf ball, Hata yoga), des années de pratique assidue de Nutella, et ma trouille de ne pas y arriver. Ca l'a fait rire, j'ai essayé et j'ai apprécié.
... La suite asap ;)
21:15 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
30.07.2007
Vélib' ....
Alors que je rêve de Velib à Troyes ... J'ai l'impression que la ville a d'autres priorités ...
"TROYES (SOURCE AFP) - L'office du tourisme de Troyes, qui valorise depuis début juillet l’accueil et l’information pour les propriétaires d’animaux de compagnie, souhaite élargir ce nouveau concept baptisé "Toutourisme" à d'autres offices en France, a-t-il indiqué vendredi dans un communiqué.
(Publicité)
Le concept qui vise à faire "cohabiter touristes, habitants et animaux" a été lancé le 4 juillet à Troyes avec notamment la distribution aux visiteurs propriétaires d'animaux de compagnie d'un guide de 32 pages avec toutes les adresses utiles: hôtels-restaurants acceptant les animaux, vétérinaires, salons de toilettage, etc.
Face aux succès de l'opération, l'office de tourisme de Troyes "souhaite élargir le concept" à d'autres offices de tourisme en France et "ainsi créer un nouveau réseau national labellisé", indique-t-il dans un communiqué.
Un site www.toutourisme.com a été créé à cette occasion.
Avec 26,3% de foyers comprenant un chien et 25,9% ayant un chat, la France figure en tête des pays européens possesseurs d'animaux de compagnie."
09:50 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Troyes, Vélib', Toutourisme
06.04.2007
Les cours métrages
« En province, il ne se passe jamais rien ».
Cette phrase est autant récurrente de casse-pied.
D'accord, il se passe moins de choses que dans des mégalopôles mais il se passe quand même plein de chouettes choses. Il suffit juste de mettre le bout de son nez dehors et de bien ouvrir ses mirettes.
Dans les trucs très chouette, il y a une fois par mois l'association « la pellicule ensorcelée » qui vient nous voir. Cette association de Charleville Mézières, animée par Jérôme Descamps nous propose une sélection de courts métrages, suivis d'un débat et souvent d'un verre de l'amitié.
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Moi qui n'ai plus la télé (décédée en 2002, alors que j'étais à l'étranger). Je suis ravie d'avoir l'opportunité de découvrir ce travail particulier que sont les courts-métrages.
Au mois de mars nous avons pu découvrir :
Paul (2004) de Cécile Rousset : un très bel hommage, à la voix et la mémoire d'un homme de 83 ans. Très émouvant, prenant ...
L'enfant de la Ciotat (1995) de Arnaud Debrée : ou la passion d'un jeune enfant, fils du garde barrière, pour les trains. Son obsession de les filmer au délà des peurs et du danger.
City Paradise (2004) un court métrage anglais de Gaëlle Denis : où la découverte de Londres par une jeune japonaise. Haut en couleurs, drôle ... J'ai adoré A voir ! A voir ! A voir ! A voir !
Les voiliers du Luxembourg (2005) de Nicolas Engel : où la rencontre d'Edith et d'un homme inconnu autours du bassin du Luxembourg, sur fond de comédie musicale. Le réalisateur est venu à l'issue de cette projection nous parler de son travail, de ses envies, des réalisateurs qui l'ont inspiré ...
Et dans ces projections ... J'aimerai voir un jour les courts-métrages de Bastien Roger. Pour ceux qui sont allées à quelques soirées bloggeurs sur Paris vous l'avez sans doute rencontré. Pour ceux qui sont allées à des festivals de courts en France ou à l'étranger vous avez certainement vu son court-métrage "Ego" qui a remporté plusieurs prix. Aujourd'hui il diffuse deux nouveaux films (des films publicitaires).
Je vous laisse donc le plaisir de découvrir son site, sur lequel on peut découvrir son travail. Personnellement, j'ai un coup de coeur pour aéroplane.
00:00 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la pellicule ensorcellée, bastien roger, courts métrages, troyes
02.02.2007
Y’a pas qu’Ebay dans la vie …
Je viens d’en avoir la preuve en trottinant les cheveux au vent vers la grande salle de l’hôtel de ville de Troyes. Mais si vous savez, celle qui est au premier étage… Suivez ce grand escalier en marbre, posez vos yeux sur le superbe et imposant lustre qui trône au centre de cette spirale… Suivez la montée d’adrénaline et prenez place.
Ca y est, j’y suis allée. A ma première vente aux enchères !
Je me suis assise toute timide, calfeutrée dans mon petit manteau années 60, un œil sur les œuvres, un petit pain au chocolat dans mon sac et des émotions de surprise au fond du ventre.
J’ai posé mes yeux ci et là : sur les commissaires priseurs, sur les gens qui s’agitaient, sur ceux qui s’observaient, sur le plafond magistral de cette salle (un peu veillotte mais qui impose le respect), sur le catalogue de la vente de mon voisin, sur ses us et coutumes.
Mon voisin, il était tout sympa. 40 ans de « chinage » derrière lui. Il a de suite mis son catalogue entre nous et il m’a expliqué quelques ficelles. J’ai adoré l’écouter, voir sa joie d’enfant briller dans ses yeux quand il parlait astuces. L’entendre me parler d’autres personnes présentes, de ce qu’elles recherchaient, ce qu’elles attendaient. Lui, il chinait pour le plaisir. Il sillonne toute la France pour ça, pour voir, pour repérer, pour acheter.
Mais aujourd’hui était un jour particulier. C’était le premier jour de la vente de 900 d’objets d’arts rares, ayant appartenus à Pierre et Denise Levy. Pierre Lévy était un industriel troyen (fabricant de Lacoste, Devanlay, Jil). Tout comme sa femme, il était passionné d’art. Ce couple allait à la rencontre des artistes, les soutenait et consacrait 20% de leur revenu à l’art. C’est un peu de leur vie qui est vendue aujourd’hui …
J’ai vu passer des lettre d’Apollinaire, de Levi-Strauss, de Toulouse-lautrec … Ou encore des correspondances privées d'André Derain adressé au couple Levy. Des lithographies diverses, des livres rares … Les prix de départ de cette vente sont très variables : de 10 à 180 000 euro. Vous comprendrez donc pourquoi j’ai dit NON à mon voisin quand il m’a dit : « enchérissez pour voir ce que ça fait » ;-)
Samedi et dimanche, les toiles du feu couple Levy, seront vendues. Elles sont exposées à l’hôtel de ville en ce moment. Il y a divers artistes connus ou inconnus (Buffet, Cézanne, Matisse). Mais aussi des icônes religieuses (je suis tombée amoureuse d’une vierge en bois) et des œuvres d’arts primitifs. Les voir c’était comme déambuler dans un musée… un bonheur instantané avant que ces œuvres soient dispachées dans le monde entier …

Vente les 2, 3 et 4 février, Hôtel de ville de Troyes,
tél. : 03.25.73.34.07.
Vous trouverez d'autres articles sur cette vente ici et là (avec des vidéos très intéressantes pour ce dernier lien)
18:20 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Troyes, Pierre Levy, Denise Levy, succession levy, arts, André Derain, Marinot
02.01.2007
Et de 5 …
5 bloggeurs sont venus me faire un coucou en terre champenoise depuis la création de mon blog en avril et ça me fait chaud au cœur.
Depuis mes débuts dans la blogosphère, j’ai eu le plaisir de rencontrer pas mal de bloggeurs avec qui j’échangeais. Ce qui me permet d’ailleurs de mettre un terme aux conversations récurrentes : oui mon c’est bien ton blog Célinette, mais c’est du virtuel tout ça, hein… Tu vois c’est pas vraiment réel, bla bla bli, bla bla bla …
Je vous l’avoue j’ai même eu dans mon lit deux bloggeuses. Voui voui voui…
Ma technique pour avoir une bloggeuse dans son lit est disponible, pour la modique somme de 155 euro (paypal accepté).
Samedi 30 décembre, je suis donc partie, le nez au vent, chercher dame Balbc, en gare de Troyes. Avec l’objectif de lui montrer quelques aspects de la ville, et de papoter gaiement avec elle.
Premier cap le marché du samedi matin.
Un rituel, plein de vie de sourires, de rencontres, de beaux étalages… Un de mes plaisirs favoris. Nous nous faufilons à la recherche d’endives pour finalement entendre les paroles d’un homme qui loue les qualités des femmes (voui voui voui … si vous le cherchiez cet homme est à Troyes … et il vend des légumes bio). Puis nous passons devant un commercial… qui nous dit « achetez des noix c’est bon pour la ligne » … Au vu de son gabarit, on a vite compris qu’il était la première victime de son erreur sur les calories des noix.
Etape obligatoire chez mon fromager Morel, afin de prendre un chaource affiné par ses soins. Puis passage vers une boulangerie qui fait des pains aux figues à se damner à en voir Balbc ;-)
Pour faire vivre nos trouvailles, j’ai donc fait un petit sauté de porc caramélisé, au petit oignons avec une pointe de crème fraîche, des légumes asiatiques vapeurs et du riz basmati.
Pour digérer : petite visite de l’après-midi à l’atelier de la belle Isabelle Vialle qui nous a accueilli avec sa gentillesse habituelle et qui a bien voulu nous parler de son travail d’artiste.
Le soir, j’ai décidé d’emmener ma convive dans un de mes endroits préférés : Les crieurs de vin.
En dehors d’être un endroit regorgeant de vins délicatement choisis par les soins de ses deux propriétaires. C’est aussi l’endroit où Françoise vit en fée des fourneaux. Non seulement cette femme fait des plats délicieux et originaux à base de produits frais mais en plus c’est un rayon de soleil. Impossible de la croiser sans avoir envie de lui donner un gros poutou.
Bablc a donc vite compris qu’ici tout le monde lui ferait la bise. Et qu’en 5 minutes on s’associe avec des convives pour prendre une bouteille de champagne et une planche de charcuterie à se damner. Après un petit champagne classique, j’ai décidé d’orienter notre Balbc vers une coupe de Vouette et Sorbée, champagne que j’apprécie tout particulièrement.
L’accueil était aussi au rendez-vous, puisque le barman a tenté de m’embrasser sur la bouche en prétextant la fin de l’année… Mais je suis une femme fort traditionnelle point de gui, point de baiser… ! Puis pour faire honneur à notre belle ville, il a chaleureusement proposé à Balbc de lui faire l’amour à la champenoise (une sexualité du terroir) … Proposition qu’elle a décliné pour des raisons obscures…
Puis après lui avoir montré différents établissement nous sommes allées dans le chaleureux MixCité, se taquiner aux mojitos et faire connaissance avec toutes les personnes étant venues elle aussi festoyer avant l’heure ! Nous y avons entendus des propos excellents et hilarants que je ne peux pas vous relater ici… Parce que … enfin… comment vous dire … euh… bref … trop de mojitos nuis à la mémoire des mots ;-)
Bref, je voulais montrer à dame Balbc qu’ici on ne s’ennuie pas … je crois que c’est assez réussi :D
Merci à Balbc pour le photo montage :-)
Sa version des faits est ici
00:20 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : troyes, crieurs de vin, vouette et sorbée, balbc, isabelle vialle
30.11.2006
Découverte
Je suis crevée… Je cours partout depuis quelques semaines et la marmotte que je suis commence à rêver des bras de Morphée tout au long de sa journée.
Ce matin, le réveil sonne, j’essaye de bouger un bras, puis l’autre…
J’y vais, j’y vais pas ? J’ai une matinée de libre, je pourrais dormir encore… Bon non j’y vais. Une bonne douche avec un gommage délicieux me réveille enfin.
Je vérifie mon matériel… mince, il me manque les ¾ des trucs (je prie pour que Danièle soit équipée). Puis je fouille dans mon appartement comme on part à la chasse au trésor !
Résultat des courses : le papier kraft des fleurs de P. ; une brosse à dents de quand j’étais pas bien grande, une ancienne éponge pour le visage…
Je saute dans mon jean et je m'engouffre dans la rue voisine, cherchant du regard, les migrants portant ce fameux grand carton rempli de feuille sous le bras.
L'immense porte en bois, puis les escaliers. Je les enjambe rapidement.
Des gens, des salles… Mais laquelle est la mienne ? Celle-là, non… Bon ça doit être là. Je m'installe.
Mon voisin semble pratiquer depuis un certain temps. Il est déjà entrain de travailler alors que la prof n’est pas encore là. Comment est-ce possible alors que c’est notre première session ? Si, si c’est possible… Il s’était trompé de salle.
Elle arrive. Elle s’est Isabelle Vialle. Une artiste peintre qui est en résidence à l’atelier Ginko (9 rue Jeanne d’Arc, à Troyes), elle doit nous faire découvrir l’acrylique.
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Pour moi c’est une grande première. Je n’ai quasiment jamais peint. Une trouille bizarre s’est toujours emparée de moi à la vue d’un pinceau.
Cette femme commence à nous parler des supports, du matériel.
Plus je l’écoute et plus cela me confirme ce que j’ai toujours pensée… Une femme qui vit sa passion, est toujours possédée par une beauté touchante et particulière.
Premier contact, première surprise : elle nous indique les magasins où se procurer le matériel : des magasins de bricolage. Il nous faut de la colle à papier peint, un rouleau de papier peint, des vieux outils, du sable, de l’acétone…. Et tutti quanti… Je n’étais déjà pas bien réveillée mais là mes connections neuronales peinent comme jamais.
Pour mon plus grand bonheur, nous n’avons pas commencé par du figuratif mais par se familiariser avec les textures et les possibilités offertes par cette matière.
Cette familiarisation se voulait libre et atypique. Il fallait enduire, jeter du sable, peindre, essuyer, gratter, coller, décoller, jeter de l’eau…
Après un moment de flottement (on est tellement cadré que le retour à la liberté est toujours un drôle d’effet), je suis lancée dans cette aventure. En acrylique, on fait, on défait, on recommence, on se fou des normes. Tout à coup j'ai perdu mon âge : j’avais celui qui s'étire sur le temps entre ma petite enfance et aujourd'hui.
J’avais 5 ou 6 ans … et les références artistiques qui me revenaient étaient celles de mes cours de dessins de maternelles. Je me souviens de la fierté que j’avais eu quand j’avais entièrement redécoré un pouf en superbe cuir blanc que venaient d’acheter mes parents. J’étais sur que cette liberté et ma participation à leur bonheur (l’acquisition de cette belle pièce) allait les enchanter … alors que … pas vraiment, lol.
Puis j'avais 32 ans, et j'exprimais mes émotions de femme.
Ce cours de peinture acrylique, non académique, c’est comme le cours de cuisine de Pauline. Il faut le vivre.
Pendant 3 heures ma fatigue s’est envolée. J’étais dans ma matière, et dans rien d’autre.
Etpuis surtout, je me familiarisais avec des possibilités sans limites.
Je crois que c’est vraiment la première fois que je vois l’abstrait, et le travail de la matière de cette façon là.
Avant je concevais davantage le dessin comme une reproduction, alors qu’Isabelle, nous le fait vivre comme une création.
Prochaine étape, allez la rencontrer dans son Atelier.
Et vous dans quel loisir vous sentez-vous différent ?
13:20 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
19.11.2006
La province c’est nul …Y’a rien à y faire …
« Célinette, on déménage…
en Champagne ».
A l’heure où j’entends cette phrase, nous sommes en 1989. J’ai 15 ans et comme toutes les jeunes filles de cet âge, je sais quasiment tout de la vie et notamment que « la province c’est trop nul parce que les gens ne sont pas à la mode ».
Nous sommes en 2006…
Ces dernières années, j’ai voulu partir.
Je suis partie … en y gardant toujours un pied.
Je me plains régulièrement du peu de mouvement que génère la province… c’est pourquoi je reviens souvent sur Paris.
Mais euh… bon … quand même ... Laissez-moi vous conter mes activités de ces 10 derniers jours, afin de vous en dire plus, sur la vie de ma ville :
Vendredi dernier :
# Course pour aller enregistrer une émission en direct, sur une radio locale…
# Repas avec un de mes « boss » (moment très délicat : il me propose un pavé de bœuf aux morilles… les morilles : mon point faible … J’suis cuite, j’accepte ou non ? Il va pouvoir faire ce qu’il veut de moi… Ouf il est gay ! On fonce !).
# Un tour chez le coiffeur .
# Puis une course contre la montre, sac sur l’épaule, pour aller à Paris.
Au passage, je récupère ma sympathique collègue Anne, à la gare. Elle doit se rendre à une expo… Je l’entraîne à la Pink (quel talent de persuasion n’est-il pas ?)
Là, tremblotîte aiguë des genoux, car je dois faire quelques interviews. J’attends beaucoup des conseils professionnels de Patrick.
Il me dit ne t’inquiète pas après quelques « Téquila rose » tu seras tout faire. Rassurée, j’accepte.
Le dimanche suivant :
# Je file voir le boss aux morilles pour faire les derniers préparatifs pour le spectacle qu’il organise (j’interviens au niveau de la comm.) Là, je prends conscience qu’il va falloir que je trouve une réponse courte et précise pour répondre à la question : « tu fais quoi dans la vie ? » parce que « je suis juriste-sophro relaxologue-intervenante en université-chargée de projet en communication et je fais de l’aide aux devoirs » ça effraye un peu.
# Choc dominical : à force de voir des poses d’extensions capillaires, j’ai envie d’essayer… Mon côté pitoune est décidément en plein boum !
Lundi :
# Je bosse sur mes cours all day long + un capuccino en ville avec Pierre mon poto adoré de 60 ans… On parle peinture, et tutti quanti.
Mardi :
# Levée 5h du mat. Je vérifie la cohérence de mes cours.
# 8H30, j’engueule mes élèves. Trois heures et demie de droit plus tard, ils ripostent beaucoup moins… Ben oui le droit ça use.
# Repas du midi, super drôle avec mes collègues d’université. J’achète un plat préparé qui ressemble à du vomi (mes collègues me le confirment) mais je le mange quand même.
# Puis 3h de cours communication.
# Retour chez moi 17h, je saute dans une robe (oui je suis championne de saut dans une tenue féminine depuis 1982). Puis course au théâtre de la ville pour travailler sur le spectacle. Tous se passe bien, on fait complet (1200 personnes). Pendant le final, je suis citée et je monte sur scène. Quelques minutes plus tard, pas peu fière, je demande à ma mère : « alors tu m’as vu sur scène ?». Elle me répond : « oui, j’ai vu le bas de ta robe »… Saloperie de mannequins, ça les amuse de se mettre devant moi, pffff !
Une heure plus tard, au cocktail, ma mère me dit pour la troisième fois que ma robe, elle est pas belle « tu ressembles à une vieille »… J’essaye de l’étrangler… Heureusement les petits fours arrivent (ça lui laissera la vie sauve). Trois coupes de champagne plus tard, je laisse tomber un petit four sur ma robe… Sandrine (une amie de confiance) m’aide à me débattre avec la crevette qui a échoué sur ma robe pied de coq.
Mercredi :
# J’assiste à une superbe conférence de l’école du Louvre, donnée à la maison du patrimoine de Saint Julien, dans le cadre de la thématique « de haut en bas, affaires de mode ». Laurent Cotta, a donc le temps d’une soirée, délaissé le musée Galliera pour nous parler avec passions « des modes de la rue ».
# Puis cours du soir aux beaux-arts (croquis de nus). Je regarde mes croquis et j’ai l’impression d'avoir dessiné avec mes pieds. Je prends donc la ferme décision de sécher la deuxième heure de cours. J’entraîne dans mes méfaits, Danièle, afin de se délecter d'une raclette jurassienne (là je pense à mon régime… enfin pas longtemps).
Jeudi :
# Je décline une invitation culturelle pour célébrer le Beaujolais Nouveau ! Je rejoins la douce Paula. La table d’à côté est siégée par des collègues de travail de Paula. Plus ils boivent, plus ils parlent recherche, mathématique et physique… Je me dis, l’alcool aidant, ils vont bien dire un truc salasse… Que nenni « le calcul de l’écart-type bla bla bla »… Ca rigole pas les physiciens !
Samedi :
# Un ciné ("Ne le dis à personne") + une soirée brésilienne à l’Illustré. Je discute poésie, droit de l’homme en buvant de la caïpirhina.
Puis, je joue avec la touffe de cheveux de Soukaïna… Comme elle est gentille et que c’est mon amie elle ne dit rien… Ben oui j’ai plutôt le cheveux fins alors les autres textures ça appel le toucher.
Dimanche :
# direction l’auditorium du musée d’art moderne, pour y découvrir l’animation de l’artiste Midor Sakuraï dans le cadre de l’exposition sur les textiles intelligents.
C’est dans ces moments là, que je réalise qu’en province, il n’y a vraiment rien à faire ;-)
18:35 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
21.10.2006
Le Louvre c’est où ?
7H20 … ‘suis à la bourre … Saloperie de brushing…
Le téléphone sonne … « Oui oui Pierre j’arrive, bien sûr que je suis prête ! »
Saut de gazelle sur le fond de teint crème, une touche de blush, un piercing, puis « dévallade » précipitée dans les escaliers. J’arrive dans la rue, Pierre est là, accompagné de deux pains au chocolat.
7H45 nous sommes face à la route, juste à côté de Robert, frais comme un gardon, coiffure post Elvis Presley, avec une influence méditerranéenne certaine. Robert nous explique le concept : les ceintures de sécurité c’est obligatoire mais lui il est responsable de rien. Les clefs tournent, le bruit du contact … Le car quitte en fin les limites troyennes : ennnnnnnnnnnnn route pour Paris !
Pierre et moi aurions pu avoir une conversation des plus palpitantes durant ce trajet… Mais j’ai dormi... Ce sera pour une autre fois.
11h15 Arrivée devant le Louvre : un important dispositif de sécurité est mis en place, avec un air grave de rigueur (ça fait plus mieux, il paraît). On passe mon sac au scanner, pour vérifier que je ne suis pas une terroriste … Les femmes chargées de surveiller scrupuleusement le contenu de nos sacs, papotent sans regarder l’écran… Ca rigole pas Vigipirate.
Première rencontre avec la guide-conférencière.
Elle réunit le groupe, en s’agitant dans tous les sens et en hurlant : « ooooooooooooooon reste calme !!! »
P’tain pourquoi j’ai pas encore imprimé mes cartes de visite pour la gestion du stress ?!
Notre objectif : visiter une partie de l’aile Richelieu. Là nous avons un dispositif très pratique : nous sommes munis de casques et de récepteurs, notre guide elle, dispose d’un émetteur pour nous parler sans avoir à élever la voix. Cela nous permet une grande liberté … Notamment celle de suivre le descriptif de la table d’Hammurabi alors que nous sommes perdu dans une autre salle et que nous cherchons désespérément à rejoindre notre groupe.![]()
11H45 : pratique d'une épreuve de "self-control" : ne pas étrangler la persone qui depuis le début de la visite, pense en savoir plus que la conférencière et qui commente tout ce qu'elle dit...
L’aile Richelieu, c’est pour moi, comme le reste du Louvre : magique.
15H00 Visite de l’espace Landowski, qui abrite le musée des années 30. Marie notre conférencière, passionnée, belle et élégante (et oui certaines mettent vraiment tous les atouts de leurs côtés),Nous a fait passer deux heures au cœur des vies et des œuvres des artistes qui sont réunis dans ce beau lieu lumineux. C’est un musée à découvrir vraiment… J’ai été enchantée !
17H15 Il est temps de quitter ce lieu magique pour retrouver notre Champagne.
Robert nous donne les consignes de retour en car : pour les lumières vous pouvez toucher à tout sauf au bouton
orange… Puis enguelade de Simone (qui triturait le bouton orange depuis 2 minutes)… Faut pas le chercher le Robert.
21H Arrivée at home sweet home.
Soupirs dans les bras de Morphée dans les 20 minutes suivantes.
Ca épuise l’art ;-)
Accès M°: Marcel Sembat-ligne 9
Adresse Espace Landowski - 28, avenue André Morizet. 92104
Ville Boulogne-Billancourt (France)
Téléphone 01 55 18 46 42
Site Web www.boulognebillancourt.com
Ouverture Ouvert t.l.j. de 11h à 18h. Fermeture de la caisse à 17h15. Fermé le lundi,les jours fériés.
Tarifs : Plein tarif 4,20 € - Tarif réduit 3,20 €.
Espace Enfants Atelier-garderie pour la petite enfance:"L'arbre à couleurs" - L'arbre en couleurs est une structure d'accueil innovante destinée aux enfants de 18 mois à 6 ans.
21:30 Publié dans Troyes & moi | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note





























